Attrition, Confession, contrition, pénitence et repentir, conversion, absolution

« Pardonnez-moi Seigneur, parce que j’ai pêché » 

Le pardon, une démarche sincère d’apaisement, qui sert de point de vérité.

“Seigneur, je te présente ma douleur devant la mort, ma peur, mon besoin de comprendre, et la part de moi qui a voulu prendre une place qui n’était pas la mienne. Pardonne-moi pour mon manque d’humilité, pour les zones de confusion et pour ce qui n’était pas vrai. Dénoue en moi le besoin de contrôle, la honte et l’orgueil.

Ramène-moi dans la vérité et dans la paix.”

Le perfectionnisme spirituel peut lui aussi devenir une forme subtile de contrôle :

“je dois faire exactement comme il faut pour mériter la paix ou le pardon.” Le pardon n’est pas obtenu parce qu’on a exécuté un protocole sans faute. La neuvaine, les prières, les répétitions servent à ouvrir un espace intérieur, à déposer quelque chose, à laisser travailler la conscience et la relation à Dieu.

Témoignages audio

Jean 14 ans Méditation et communication

Méditation et communication

Jean, 14 ans

00:05:23

Méditation et confiance

Méditation et confiance

Lily, 15 ans

00:01:31

Le pardon sous forme d'étape

L'attrition

Le premier niveau de lecture des « regrets » emprunté du bas latin attritio, « action de broyer », et, au figuré, « action de réprimer (un vice) ». On reconnaît la faute, mais le moteur principal est souvent la peur des conséquences, du jugement, la culpabilité, la honte, ou le malaise personnel. C’est déjà un mouvement vers le bien, mais encore centré en partie sur soi.

La confession

Du latin chrétien confessio, « aveu de ses péchés à Dieu, à un prêtre », « profession de foi ». La confession consiste à mettre des mots sur ce qui était caché, sortir du déni et assumer sa responsabilité. Parler devant un autre (prêtre, communauté, personne blessée) change la nature du rapport à la faute. L’ombre entre dans la lumière.

La contrition

Du latin ecclésiastique contritio, « ruine, accablement », est le regret amer d’avoir offensé Dieu et ferme propos de ne plus l’offenser à l’avenir. C’est un regret plus profond et plus “pur” ; c'est un mouvement intérieur : reconnaître sincèrement qu’on a mal agi, en être affecté émotionnellement et vouloir se détourner de cette faute. Le regret est motivé par l’amour de Dieu.

La pénitence et le repentir

La pénitence est une mise en action du repentir. Les deux marchent de pair et s’accompagnent du désir de se racheter et de la résolution de ne pas retomber dans ses fautes. Le repentir est le mouvement intérieur de reconnaissance de la faute, et la pénitence est la traduction concrète de ce mouvement.

La conversion

Du grec (metanoia) est une transformation profonde de la manière d’être et de voir. Elle concerne l’être tout entier.

L'absolution

C'est le pardon accordé. L’acte par lequel la faute est déclarée pardonnée. L’absolution est très différente de « ce n’est pas grave » ; elle reconnait la faute sans confondre la personne avec elle.

C'est la vertu de charité qui peut transformer l’attrition en contrition.

Neuvaine à Marie qui défait les nœuds

L’acte de contrition

Mon Dieu, j’ai un très grand regret de vous avoir offensé, parce que vous êtes infiniment bon et que le péché vous déplaît.

Je prends la ferme résolution, avec le concours de votre sainte grâce, de ne plus vous offenser et de faire pénitence.

Prière à Marie qui défait les noeuds