Les codes du marketing quand on est thérapeute

Beaucoup de thérapeutes investissent énormément de temps dans leurs cartes de visite ou leurs flyers, pensant que c’est un levier majeur de développement. En réalité, ces supports un taux de retour très faible, souvent inférieur à 2 %.

Ce décalage s’explique en partie par le profil même des praticiens : ce sont des professionnels très engagés dans leur pratique, sensibles à l’image, au message, au sens… mais souvent moins formés aux codes du marketing et du parcours client. Ils vont donc naturellement se concentrer sur ce qu’ils maîtrisent et ce qui les rassure — un support tangible, esthétique, maîtrisé — plutôt que sur des leviers plus efficaces mais aussi plus exposants, comme la visibilité digitale ou la stratégie d’acquisition.

Il y a aussi une forme de croyance implicite : “si mon support est beau et bien fait, les clients viendront”. Or aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Le vrai enjeu, ce n’est pas tant le support que la capacité à être visible, compréhensible et accessible au bon moment, pour la bonne personne.

C’est précisément là que nous accompagnons les thérapeutes : à sortir d’une logique d’outil pour entrer dans une logique de parcours client et de stratégie.

Photo de groupe avec mes alternants BTS MCO

Christine Dudon est formatrice depuis plus de 20 ans. Elle dispense des cours de communication, management et marketing auprès des jeunes, et des moins jeunes 😉

Exposés à des promesses marketing irréalistes du type “100 clients par mois garantis” ; ce claim marketing vient toucher une zone de vulnérabilité : beaucoup de praticiens sont excellents dans leur cœur de métier, mais se sentent démunis dès qu’il s’agit de développer leur activité. Les des solutions digitales “clé en main” qui promettent des résultats rapides sans effort stratégique contourne le vrai sujet : construire une visibilité cohérente et un parcours client lisible.

Depuis plus de 5 ans je constate que de nombreux praticiens poussent la porte du pôle holistique avec un investissement énorme dans leur formation, mais aucune préparation marketing. Conséquences : doute sur sa légitimité et découragement.

Les offres “miracle” sur Internet l’ont bien compris : les promesses de récompenses immédiates répondent au besoin de sécurité financière et par ricochet de validation sociale ; or, une fois les sommes astronomiques dépensées dans ces tunnels de vente bien rodé, le praticien se retrouve au point de départ : la solitude et le doute se sont amplifiés et le risque de rupture ou d’abandon de la pratique devient réel.

Un chiffre d’affaires réel dépend de nombreux facteurs : marché local, densité de praticiens, fidélisation, positionnement, etc. Ignorer ces paramètres est aux antipodes du marketing.

Petit test qui marche aussi pour le business 😉🍀